Mycose vaginale – Candidose

L’été est arrivé… mais avec la chaleur et les visites fréquentes à la mer et aux piscines, les mycoses vaginales font très souvent leur apparition, affectant la plupart des femmes, plus fréquemment pendant la période estivale, avec l’apparition de sécrétions blanchâtres épaisses caractéristiques accompagnées de démangeaisons, de brûlures & d’irritations.

Selon les données du C.D.C. (Center for Disease Control) des États-Unis, jusqu’à 90 % de toutes les femmes présenteront au moins une fois dans leur vie une mycose vaginale, tandis que 40 à 50 % connaîtront deux épisodes ou plus, 15 à 25 % une infection récurrente, et un nombre assez important présente une vaginite asymptomatique (jusqu’à 25 %).

Principalement, les mycoses vaginales sont dues à la prolifération d’un type de champignon, le Candida albicans, qui est naturellement présent dans le vagin et coexiste harmonieusement avec les autres micro-organismes (principalement les lactobacilles) qui s’y trouvent, constituant ainsi la flore vaginale normale, une barrière protectrice et une ligne de défense pour le maintien de la santé vaginale.

La modification de la population de lactobacilles entraîne un changement du pH (c’est-à-dire de l’acidité du vagin) vers des valeurs moins acides, voire alcalines, une diminution de la production de peroxyde d’hydrogène qui inhibe la croissance des micro-organismes pathogènes, et la création de conditions propices à la prolifération des micro-organismes anaérobies et des espèces de Candida.

De nombreux facteurs peuvent réduire la population de lactobacilles et perturber l’équilibre délicat entre les micro-organismes de la flore vaginale, entraînant une croissance excessive des champignons. Les principaux sont les températures élevées et l’humidité observées particulièrement pendant les mois d’été en raison des visites régulières à la mer et aux piscines, le fait de rester avec un maillot de bain mouillé, les sous-vêtements synthétiques et jeans serrés, une activité sexuelle intense, la prise d’antibiotiques, l’utilisation de contraceptifs, etc., et même le stress quotidien.

Une bonne pratique consiste à veiller au maintien de populations suffisantes de lactobacilles en utilisant des produits probiotiques qui restaurent immédiatement ces micro-organismes bénéfiques et réduisent la probabilité de créer un environnement favorable au développement des champignons.

Ces informations sont destinées à l’information générale du public et ne peuvent en aucun cas remplacer l’avis d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé compétent.

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